Les 4 clefs pour faire de la veille concurrentielle

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Les 4 clefs pour faire de la veille concurrentielle

Que l’on soit une TPE ou une PME, apprendre à faire de la veille me semble vraiment indispensable !

Parce-que si vous souhaitez identifier des nouveaux débouchés pour vos produits/services, ou trouver des nouveaux clients, il est essentiel que vous soyez au courant de  ce qu’il se passe sur votre marché.

Et à fortiori chez vos concurrents : actualités, tendances, innovations, acteurs,…

D’ailleurs, en plus de vous maintenir informé, faire de la veille concurrentielle présente de nombreux avantages.

Elle vous permet d’anticiper les tendances de votre marché, de mieux connaître les sujets qui intéressent votre cible etc.

Et pour vous le prouver, j’ai interviewé l’une de mes partenaires, Céline Boileau, consultante en veille digitale, qui vous explique les 4 clés pour faire de la veille concurrentielle.

C’est parti !

1. Céline, peux-tu me parler brièvement de ton parcours ?

J’ai un parcours assez atypique dans le milieu de la veille car je viens du monde des médias, notamment internationaux. J’ai découvert la veille il y a une dizaine d’années alors que je venais de créer un site d’actualité internationale. Je l’avais conçu comme un service pour assurer les revenus de ce média. Cinq ans plus tard, le média n’existait plus mais je me suis consacrée à l’activité de veille !

Alors en tant qu’ancienne journaliste, j’ai donc particulièrement à cœur de réconcilier mes clients avec l’information. Surtout que d’un côté, je vois des journalistes qui font d’excellents articles mais ne sont pas lus, et de l’autre des lecteurs avertis déçus des médias qu’ils consultent. Dans ce contexte, l’activité de veille prend tout son sens.

2. En marketing stratégique, à quoi sert vraiment la veille ?

En plus de l’importance stratégique de l’information, « veiller » se distingue de la simple activité de « s’informer » par sa capacité à faire passer à l’action. C’est d’autant plus capital que dans le contexte actuel de surinformation, la peur de manquer une info est littéralement paralysante !

D’ailleurs, la veille a clairement un objectif opérationnel et doit permettre d’agir ; son activité s’inscrit sur la durée et doit être réalisée de façon régulière.

Ceci permet de très vite flairer des tendances et de savoir si le vent tourne sur son secteur d’activité !

En revanche, les professionnels de l’information sont également à même de fournir des études ponctuelles, qui s’assimilent davantage à des études de marché ou à des rapports de tendance.

Parlons maintenant Céline des 4 clefs que tu conseillerais aux TPE/PME pour faire de la veille concurrentielle.

  • CLEF 1 >  Définir ses besoins en amont

C’est un point capital et souvent négligé. On conseille souvent de ne pas assigner plus de trois objectifs à sa veille.

Définir ses besoins est relativement simple. Voici les questions clés :

– A qui s’adresse votre veille ?

-Pourquoi faire une veille ? Anticiper une tendance, suivre un événement, surveiller la concurrence…

-Sur quels thèmes ? Où et dans quelle(s) langue(s) ? A quelle fréquence ?

-Comment ? Quels outils, quel budget, quelles sources?

  • CLEF 2 >   Identifier les moyens versus son objectif

Quand on parle de “moyens” dans la veille, qu’est ce que ça signifie ?

Il peut s’agir de différents aspects : qui sera chargé de la veille ? quel est mon budget ?

C’est toujours difficile de vendre de la veille car on ne peut rien promettre en termes d’objectifs chiffrés.

  • CLEF 3 >  Collecter des sources fiables

Hormis sur Google, où pouvons-nous collecter des informations fiables ?

En fait, Google n’est pas une source d’information. Mais Google permet d’identifier vos sources d’informations. C’est à vous – ou à votre prestataire de veille – de chercher dans chaque source identifiée, quelle rubrique, quels documents ou quels mots clés sont à surveiller.

De mon côté je fais ma veille sur les salons professionnels, le conseillerais-tu ?

Bien sûr ! Les salons sont essentiels pour identifier des acteurs, de son secteur ou du marché visé. Ils font partie de l’information, et sont l’occasion d’acquérir énormément d’informations pertinentes ! Une fois identifié sur un salon, un contact peut être ensuite facilement suivi sur les réseaux sociaux. Mais le salon reste le moyen le plus efficace de dénicher un partenaire ou un prestataire.

Acheter des études de marché, comme je l’ai souvent fait, est-ce un choix rentable ?

Je suis plus mitigée sur ce point. La qualité de ces études est incontestable. Mais en amont, il me semble important d’avoir déjà « fait ses devoirs ».

Ces études ne sont pas personnalisées et vous risquez d’être déçus. Surtout qu’une demande est généralement à cheval…sur plusieurs études !

Je recommande d’abord de bien s’informer, notamment sur le web et les salons. Après seulement, vous pouvez envisager cet achat, qui vous aidera également dans le « comment » mettre en place votre stratégie.

Quels sont les outils de veille dans lesquels tu conseillerais d’investir et pourquoi ?

Je conseille de commencer par utiliser un « lecteur de flux RSS », comme Inoreader ou Feedly.

A partir d’environ 5 euros/mois, ils permettent déjà de faire une veille très complète !

  • Clef 4 >  Valoriser sa veille

Je vois souvent des clients qui ne font rien d’utile de leur veille…Aurais-tu des exemples d’entreprises qui ont su s’en servir ?

J’aime citer l’exemple de mon premier client. Il s’agissait d’un nouvel entrant sur le marché du vin sans alcool.

Son idée de distribution de départ était plutôt classique : d’abord les circuits français (identifier à l’échelle des magasins), puis identifier quatre pays européens (à l’échelle des quartiers), puis quatre pays où exporter par la suite.

Après avoir reçu l’étude…le client a finalement décidé de lancer son vin… au Qatar !

Et bien lui en a pris. Puisque ce « détour » lui a ouvert plus tard les portes des Palaces en France, puis de la grande distribution.

Un parcours d’autant plus remarquable qu’il souhaitait se distinguer de l’image « bas de gamme » des vins sans alcool.

Aujourd’hui il conquiert les États-Unis avec des partenaires très puissants, ainsi que le marché (très fermé) des bières sans alcool.

> Le mot de la fin ?

On peut vraiment se réjouir du parfait mariage entre l’intuition, la vision de l’entrepreneur et la vérification de l’information par un.e consultante en veille !

Ainsi, faire de la veille concurrentielle peut ouvrir des perspectives qu’on n’aurait jamais imaginées.

Alors, retenez bien que l’objectif de cette veille est d’obtenir des informations sur votre marché afin de prendre des décisions stratégiques informées, en termes de développements et d’investissements.

Vous souhaitez partager vos questionnements sur la veille ou être accompagné pour mettre en place une étude de concurrence ?

Contactez-moi pour en parler !

Céline Boileau, WeSelect : celine.boileau@weselect.fr (tel. 06 990 939 70)

Vous pouvez aussi lire cet article :  le marketing de la differenciation

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